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Dans les coulisses avec Marinus : OTM 5.0
Marinus Brink siège au groupe de travail qui développe l’Open Trip Model. Il explique ce qu’il fait en coulisses pour rendre votre travail aussi efficace que possible.
Dans les coulisses avec Marinus : OTM 5.0
En tant que chef d’entreprise de transport, vous voulez vous assurer que tous vos chauffeurs empruntent toujours les itinéraires les plus intelligents. Mais cela dépend largement de différents facteurs, tels que les travaux routiers, les feux de signalisation et les créneaux horaires. C’est pourquoi, en tant qu’éditeur de logiciel de transport, nous sommes étroitement impliqués dans l’OTM : l’Open Trip Model, qui permet d’échanger facilement des données entre les pouvoirs publics, les chargeurs, les prestataires logistiques, les transporteurs et les sous-traitants.
Le cofondateur et directeur technique de Filogic, Marinus Brink, siège même au groupe de travail responsable du développement de ce modèle. Nous nous sommes entretenus avec lui sur tout ce qu’il fait en coulisses pour rendre votre travail aussi efficace que possible !
Tout d’abord, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le groupe de travail OTM ?
Marinus : ‘Bien sûr ! Ce groupe de travail a été créé en 2019, quelques années après l’introduction de l’Open Trip Model. L’OTM a été initialement développé et mis à disposition du marché par un éditeur de logiciel logistique afin d’échanger des données d’exécution avec des tours de contrôle. Mais le modèle est devenu de plus en plus connu sur le marché, et il n’a pas fallu longtemps avant que je m’y implique au nom de Filogic.
Il m’est apparu immédiatement que la valeur ajoutée de ce modèle de partage de données open source allait bien au-delà de l’usage qui en était fait à l’époque. Pour l’échange d’ordres de transport, par exemple. C’est donc d’abord pour cette raison que le groupe de travail OTM a été créé.
En véritables techniciens, nous avons cherché la réponse à la question suivante : quel est le minimum nécessaire pour échanger un ordre de transport entre nos systèmes, sans devoir les raccorder manuellement à chaque fois ?’
Quel est aujourd’hui le statut de l’Open Trip Model ?
‘Nous avons en tout cas trouvé la réponse à cette question. L’OTM est désormais une norme néerlandaise officielle, il est de plus en plus adopté et le groupe de fournisseurs informatiques qui l’utilise s’agrandit considérablement. Les ordres de transport s’échangent largement de manière numérique. Un beau gain pour les prestataires logistiques, car ils n’ont ainsi plus besoin de ressaisir des commandes à partir d’un document PDF ou d’un e-mail.
En tant que groupe de travail, nous nous réunissons encore une semaine sur deux pour simplifier l’OTM ou l’étendre à de nouveaux flux de données. Lesquels ? Cela dépend des demandes du marché. Notre façon de procéder est gravée dans le marbre : avec le moins de données possible. Car plus nous le gardons simple, plus l’adoption est facile pour les autres fournisseurs informatiques.’
Quelles extensions sont à l’ordre du jour ?
‘Nous avons bien sûr commencé par l’ordre de transport, mais nous travaillons désormais aussi sur d’autres sources de données. Pensez par exemple au portail national de données du trafic routier (NDW). Celui-ci est déjà mis à disposition par les pouvoirs publics, mais il ne peut pas encore être facilement utilisé dans le secteur logistique. Pour cela, il faut d’abord plonger profondément dans le code. Cela prend beaucoup de temps et c’est vraiment dommage, car il s’agit de données importantes.
À l’aide d’informations de trafic en temps réel et de feux de signalisation intelligents, vous pouvez par exemple, en tant que chef d’entreprise de transport, mieux estimer l’heure d’arrivée prévue de votre commande. Le groupe de travail OTM veille à ce que ce type d’informations puisse effectivement être facilement traité dans un logiciel de transport et un FMS (système de gestion de flotte), par exemple. Nous nous chargeons de la bonne traduction et interprétation, afin que l’utilisateur puisse s’en servir immédiatement.’
Comment voyez-vous l’avenir de l’OTM ?
‘Au cours des prochains mois, nous allons donc traduire de plus en plus de sources de données vers l’OTM. Nous préparons l’OTM à communiquer de manière structurée aux prestataires logistiques des informations concernant, entre autres, les travaux routiers, les vitesses maximales autorisées et les zones à faibles émissions.
En tant qu’adoptant précoce, j’ai acquis beaucoup de connaissances sur ce sujet. C’est pourquoi Topsector Logistiek m’a également demandé de modéliser ce type de données publiques dans l’OTM. Je conseille sur ce qu’il faut faire pour traduire leurs sources de données, qui sont déjà accessibles au public, en quelque chose d’utilisable pour le prestataire logistique.
Un beau défi, et au final nous avons un objectif commun : que l’OTM puisse être déployé le plus largement possible. Et si cela ne tenait qu’à moi, nous, fournisseurs informatiques, le proposerions entièrement gratuitement. Plus vite tout le secteur l’adopte et l’utilise de manière optimale, mieux c’est.
Nous pourrons alors nous concentrer pleinement sur le développement de fonctionnalités de notre logiciel de transport, au lieu de remettre constamment en place des connexions standard. Davantage de standardisation laisse de la place à la créativité dans d’autres domaines. Cela ne fait que rendre notre travail plus agréable et c’est ce qui aide réellement le marché !’
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